Ils sont sûrement heureux de la vie qu’ils mènent

La lumière grise du ciel de Paris que je vois par la fenêtre de la boulangerie dans laquelle je me suis installée. La porte qui s’ouvre de temps en temps, laissant entrer le froid de ce début du mois de février. Je suis en jogging-baskets, pas coiffée ni maquillée. Un peu négligée. Les gens passent, ils se succèdent dans la file de la boulangerie. Bonjour, une baguette, la plus cuite que vous avez, s’il vous plaît. Je remarque que les gens sont moins aimables que ce que je pensais. Je me surprends à déprimer un peu pour ces gens qui travaillent un samedi matin, dans cette boulangerie. Cela m’arrive souvent, de regarder de l’extérieur la vie des gens et de me sentir déprimée pour eux. C’est ridicule. Eux sont sûrement heureux de la vie qu’ils mènent.

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